Film n°1235: Le grand jeu
FILM n°1235 LE GRAND JEU
le 05/01/16 Où se cache-t-il ?
FRANCE
Drame politique
POITIERS – TAP Castille
Histoire:
Pierre Blum, un écrivain qui eut du succès dans les années 2000, reçoit une commande d’un homme influent sur le plan politique: écrire contre le ministre de l’intérieur en exercice, contre une coquette somme.
de: N. Pariser
avec : M. Poupaud ( Pierre ),
A. Dussollier ( Joseph ),
C. Poésy ( Laura ),
N. Wanczycki
violence : un peu - humour : aucun - salle : 15% de la salle - tarif :7.50€
Côte d’amour : 3+
Commentaires:
Vous avez tout voulu savoir sur les coulisses et envers du pouvoir politique ? Pariser vous ouvre grand les portes des complots et machinations ténébreuses des traîtres de partis et non pas seulement des adversaires politiques diamétralement opposés. Le film est donc un phénomène de mode en recherche de transparence crue et cruelle : par volonté de puissance, un avocat va tenter de recruter un homme de lettres à récupérer et à sortir du purgatoire de l’anonymat, rangé au placard des « has been ». La proie est donc facile à convaincre. Ainsi, nous assistons au pacte complotiste de l’ombre, ce qui offre de bonnes occasions de dialogues véraces et qui font écho comme la parole qui sort de la bouche du convoiteur de portefeuille ministériel : aujourd’hui nous n’utilisons plus la censure, mais la liberté d’expression outrancière pour brouiller tous les dires et discours ! La stratégie politique n’est plus d’interdire ou d’anéantir, mais elle est de brouiller les traces et documents ; autrement dit, elle est de couvrir constamment le pli. L’homme de justice en sait quelque chose sur ces stratagèmes. Ainsi, on ne sait plus à quel saint se fier, à l’image du protagoniste principal qu’est Pierre. Il se balance d’un camp à un autre, d’une idéologie à une autre dans un éclectisme subi et non plus recherché et défendu : il flirte avec l’extrême gauche tout en servant un prédateur de droite dévergondée sous des dehors très représentables pour mieux tromper. Ainsi, Dussollier est bien sapé et engominé, voire pré-embaumé à ne plus le reconnaître, hyper-vieilli est-il devenu, peut-être pour annoncer son élimination physique, conséquence logique du sort d’un traître repéré. Poupaud, lui, reste fidèle à lui-même, à son jeu qui tente le naturel en ne l’assurant pas à chaque acte : ainsi, malgré le soin vestimentaire qu’on lui a porté, il peine à rentrer dans le costume qui demande un plus grand jeu que celui d’un occasionnel Don Juan à la Rohmer. L’interprétation molle, car aseptisée, peut, néanmoins, s’oublier au profit d’une morale présente malgré toutes ces relations délétères : l’amour inconditionnel et platonique d’un homme et d’une femme prévaut au-delà des divisions et querelles idéologiques et intestines !
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3+ Interprétation : 3-
Scénario : 3+ Affiche : 3+
Dialogues : 4- Décor : 3
Montage : 3- Photo : 4-
Son : 3+ Effets spéciaux : HC
Costumes : 4- Musique : 3