Film n°1225: The visit
FILM n°1225 THE VISIT
le 17/10/15
USA
Thriller
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
2 enfants sont envoyés dans la maison de leurs grands-parents en Pennsylvanie passer une semaine de vacances. Mais rapidement, leurs soi-disant grands-parents manifestent des comportements plutôt anormaux
de: M. Night Shyamalan
avec : E. Oxenbould ( Tyler ),
O. DeJonge ( Becca ),
D. Dunagan ( Mamie ),
P. McRobbie ( Papi )
violence : beaucoup - humour : aucun - salle : 40% de la salle - tarif :6.20€
Côte d’amour : 3+
Commentaires:
Au fin fond d’une ferme, 2 enfants sont laissés à la merci d’un couple de psychopathes : c’est du moins le verdict définitif du long métrage qui nous a sagement laissé croire, quant à nous spectateurs, que la bâtisse était hantée ou habitée par d’étranges créatures surnaturelles. La course-poursuite dans la grange nous met sur les rails d’un déraillement mental, celle de la mamie dont l’état va empirer crescendo. Dans la vogue du found footage capturant les phénomènes paranormaux, le film laisse largement entendre l’hypothèse de la possession démoniaque vis-à-vis de la doyenne des lieux. Le suspens est à son comble quand la vieille femme est au bord du meurtre des 2 ouailles à la suite de ses sursauts nocturnes. C’est justement la magie de Shyamalan qui opère et dans le jeu du bord du déséquilibre, notre réalisateur en est le roi : l’équilibre social apparent est toujours, dans ses films, au bord de la rupture à la suite de phénomènes que l’on juge, en première perception, fantastiques ou surnaturels ou, pour le moins, extraordinaires. En fait, le dénouement des événements suivants laissera apparaître la nature humaine qui se voilait derrière ces phénomènes étranges. Car c’est cette nature humaine démentielle qui est surprenante et éruptive à n’importe quel moment. Elle n’est pas que l’apanage des jeunes distraits, mais elle se loge au cœur de n’importe quel humain. Le fantastique et le critique proviendraient alors de l’homme, telle serait la conclusion de notre enquêteur Shyamalan. Ce « démens » vient contrebalancer les règles de la raison faisant de l’homme un être duel et définissable ainsi même, si l’on en croit déjà Edgar Morin. Si l’épouvante provient du cœur de l’homme, Shyamalan sait le mettre en exergue et le confondre avec les théories les plus farfelues. Il s’essaie, cette fois, à la tentation du found footage, mais son talent peut se passer de cette béquille pour rajeunir le ton de sa réalisation. Ses jeunes et leurs coutumes suffisaient à rivaliser avec l’ancienne génération dont l’arme concurrentielle reste la couche usagée. Mais où Shyamalan va-t-il trouver tout cela ? Sûrement aussi dans les tréfonds de son hémisphère cérébral gauche qui reste dément !
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3+ Interprétation : 3
Scénario : 3+
Dialogues : 4- Décor : 3
Montage : 3 Photo : 4
Son : 4
Costumes : 3 Musique : 4-