Emission n°91: Détour mortel
Emission n°91 DETOUR MORTEL
le 11/11/14
USA
Epouvante
Nature : Cinéma
Pour contourner un embouteillage, Chris emprunte un chemin de terre dans la forêt. Il s’y retrouve bloqué, les pneus crevés. Les voyageurs trouvent alors une cabane pour être aidés. Mais y surgira l’incroyable.
de : R. Schmidt
avec : D. Harrington ( C. Finn ),
E. Dushku ( J. Burlingame ),
E. Chriqui ( Carly ),
J. Sisto
violence : beaucoup - humour : aucun - diffusé sur RTL9 à 20h05
Cote d’amour : 3
Commentaires:
Précurseur de la « Colline a des yeux » version Aja, « Détour mortel » est passé dans les classiques du film d’horreur standard, à la trame évidente et aux effets réussis en raison des guet-apens qui se profilent. Le niveau liminaire de l’horreur est assuré, bien qu’en tous les domaines, le contenu général a été dépassé par la première référence que l’on a citée, mais aussi dans la rapidité et dans l’efficacité des « jump scare ». L’horrible physionomie des loques décomposées mais ambulantes garde toujours une vertu fascinante, voire attrayante pour les tératophiles surtout ! Même si la trame est linéaire, le suspens et la compassion demeurent dans un cadre géographique qui invite tout de même à l’évasion : nous comprenons aisément le conducteur qui veut fuir la file d’autos, du désarroi né du sentiment de l’abandon et de la perte (d’êtres chers et de biens ). La tentation des balades et explorations en forêt accroche notre attention et notre pistage des pas des protagonistes. Le contexte est réaliste en ce sens que l’insalubrité rajoutée au tableau, celle des hangars improbables et des maisons poussiéreuses et délaissées pousse encore plus le bouchon de l’écœurement. Finalement, avec peu de moyens, l’essai cinématographique à petit budget a réussi son taf : nous surprendre et nous effrayer. Pour la tentative, il est resté dans les mémoires, voire même atteint le statut de film culte en ce sens qu’il fut un film pionnier dans le genre. Modeste, mais relativement intense, « Détour mortel » est à replacer dans ses conditions de conception originale. Il demandait à être supplanté.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3 Interprétation : 3+
Scénario : 2
Dialogues : 3+ Décor : 4-
Montage : 3- Photo : 4
Son : 3+
Costumes : 3+ Musique : 3