Emission n°84: Oblivion
Emission n°84 OBLIVION
le 26/04/14
USA
Science-fiction
Nature : Cinéma
Histoire:
En 2077, Jack Harper est chargé de revenir sur la planète Terre, dévastée par une force extra-terrestre, pour en reprendre les richesses. Les ennemis s’avèrent être des terriens et lui un outil « destroy »
de : J. Kosinski
avec : T. Cruise ( J. Harper ),
M. Freeman ( M. Beech ),
O. Kurylenko ( Julia )
Z. Bell
violence : beaucoup - humour : aucun - diffusé sur Canal + à 20h55
Cote d’amour : 3
Commentaires:
Dans la lignée des films de SF se portant sur la planète dévastée sur laquelle atterrissent désormais 3 pelés et un tondu, suréquipés pour ne pas attraper de très sévères épidémies virales, « Oblivion » régale la vue en permettant une perception du champ d’actions réussie dans le genre : alternance entre l’extérieur et l’intérieur-refuge, vaste dunes cendrées, intrusion spéléologique dans la roche au sort inconnu…L’histoire s’ancre très bien dans le décor soigné, mais inquiétant et anxiogène, froid et sec tel celui de « The Thing ». Cela ne nous empêche pas de nous transporter dans les capsules sophistiquées, aseptisées. Le réalisateur a mis les moyens et la distribution, non nécessairement pléthorique, suit. Surtout, le synopsis est intelligent par retournement de situations : les ennemis sont les humains rescapés à sauver et le véritable mal est la « divinité » triangulaire usurpant la place du Bien originel et se caractérisant par sa symbolique inversée du triangle noir ( triangle étant le symbole de la divinité trinitaire ) et de l’anti-création par la destruction des créatures terrestres et la production de clônes similaires robotisés, mécanisés, tuant sans concession. Le postulat contestable d’un imprimatur est préservé. Mais le ressort dynamique du film repose sur un suspens entier malgré un vide sidéral permanent. Cependant, la standardisation virale fait encore partie des scénarios standardisés dont les cadres peinent à trouver une extension onirique. L’imagination d’un Moebius était encore plus exubérante et sortait des sentiers battus. La 3D n’a pas encore pris le relais.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3 Interprétation : 3+
Scénario : 4-
Dialogues : 3+ Décor : 3
Montage : 4- Photo : 3-
Son : 4
Costumes : 3+ Musique : 3+