Emission n°101: Gainsbourg ( Vie héroïque )
Emission n°101 GAINSBOURG ( Vie héroïque )
le 18/03/15
FRANCE
Biographie
Nature : Cinéma
Histoire:
Nous suivons la vie tumultueuse de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg, qui a commencé très tôt dans la peinture et dans une France occupée des années 40, au compositeur et chanteur médiatique qu’on a connu…
de : J. Sfar
avec : E. Elmosnino ( Gainsbourg ),
L. Gordon ( J. Birkin ),
L. Casta ( B. Bardot ),
D. Jones
violence : un peu - humour : aucun - diffusé sur France 4 à 20h50
Cote d’amour : 3-
Commentaires:
Comment ne pas songer à adapter la vie de l’immense artiste atypique qu’était Gainsbourg. Le biopic était tout pensé. Il suffisait seulement de le servir par un casting de choix et bien pincé. Sur ce point, la distribution est parfaite et chaque acteur honore à la perfection les mimiques de son personnage sans manquer aucunement de crédibilité : Elmosnino ressemble comme deux gouttes d’eau au maître, très probablement à la suite d’un long et fructueux travail de gestes et d’immersion de personnalité ; Laetitia Casta tient son meilleur rôle en se confondant à s’y méprendre avec le sex symbol BB ; Gordon respecte admirablement bien la nature « british » de Birkin que l’on ne voit toutefois pas assez interpréter du Gainsbourg. Car les imperfections, en revanche, sont décelables dans le tissu de velours qui recouvre le livre biographique de la vie de la star : des come-backs viennent entraver la bonne entente du film et de l’évolution purement historique du personnage central. Certes, il s’agissait de comprendre le névrotique complexe d’infériorité de « Gainbarre » au milieu d’une gente féminine + qu’enviable. C’est alors que Sfar sort et fait balader, telle une sangsue qui s’accroche à la peau du « héros » plutôt qu’un cricket moralisateur et bourgeois, l’affreuse et sale gueule de l’énorme baudruche au moindre pas de l’idole transgénérationnelle. L’attention se focalise sur cette excroissance totalement inutile pour exprimer arrière-pensées et sentiments intimes de la star. Il s’agissait alors de briser ou fendre un peu plus le jeu trop cintré de l’acteur césarisé afin de transmettre le fond et la nature singulière du « héros »de la création artistique, ou autrement dit du génie unique, quitte à le travestir parfois sans lui faire de trahison.
Cotes d'appréciation:
Réalisation : 3- Interprétation : 5
Scénario : 2
Dialogues : 4- Décor : 3-
Montage : 2 Photo : 4-
Son : 3+
Costumes : 3+ Musique : 4