Film n°1165: La French

Publié le par egeay

FILM n°1165                                     LA  FRENCH                                        

le 05/12/14                              Rien à envier aux étrangers

France                               š   ›                                

Tragédie policière

BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire:

En 1975, Le juge Michel débarque de Metz à Marseille est y est nommé juge du grand banditisme. Il va s’attaquer alors au parrain local du trafic mondial d’héroïne, Zampa. Mais il va se heurter aussi aux autorités !

de: C. Jimenez

avec : J. Dujardin ( le juge Michel ) –G. Lellouche ( Zampa ) –B. Magimel ( le Fou ) – G. Gouix

violence :    beaucoup    -š    humour :    aucun   -š   salle : 15 % de la salle š-   tarif :9.00€ 

                                                      Côte d’amour : 4

 

Commentaires:

Duel au sommet à l’intérieur d’un scénario propice, la confrontation centrale de «  La French » s’appuie sur 2 acteurs majeurs du cinéma français actuel, Dujardin, post-oscarisé, et Lellouche qui aligne et assure les 1ers rôles et donc la confiance des professionnels du milieu. Dans leurs rôles respectifs, aucun ne manque de justesse ou de crédibilité, tout en mesure plutôt qu’en caricature. Certes, il ne s’agit pas de s’ancrer dans les milieux poisseux et infernaux sud-américains : la violence y est sans demi-mesure et omniprésente. Ce polar noir, digne des meilleurs des années 70, sait alterner ombre et lumière, intérieur et huis clos entre les décideurs ou empêcheurs et soleil marseillais du dehors de la côte d’Azur. La photo y est donc remarquable, mais, reste, comme il se doit, au niveau des portraits et des agissements cruciaux. La pègre marseillaise méritait aussi son film et une enquête d’investigation au su de tous. Jimenez l’accomplit sans faute et peut-être même avec brio, à l’exception du personnage satellite, le Fou, qui se relève même troué de balles ! Si l’histoire portée à l’écran garde des situations non vécues, voire romancées, d’après les rejets d’approbation de la famille Michel, elle est cohérente si bien qu’elle préserve une certaine véracité. Elle éclaire le résultat final, à savoir l’assassinat du juge emblématique de l’époque, le juge Michel. Surtout, elle soulève, avec beaucoup de courage, l’implication des pouvoirs politique et policier. Les magouilles de Defferre et sa reconnaissance ironique de ses commissaires corrompus forment finalement l’affaire scandaleuse et sombre de ce film

 

Réalisation : 4-                         Interprétation :     4-                         

Scénario :     3+                        Affiche :               4

Dialogues :   3+                        Décor :                3+                         

Montage :    4                          Photo :                 4                          

Son :            4                          Effets spéciaux : HC

Costumes :   4-                        Musique :             3+                         

 

Publicité

Publié dans ciné

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article