Film n°1149: Bon rétablissement
FILM n°1149 BON RETABLISSEMENT
le 20/09/14 Un concentré de rires
FRANCE
Comédie dramatique
BUXEROLLES – Méga CGR
Histoire:
Pierre, la soixantaine, se retrouve cloué à un lit d’hôpital, à la suite d’une chute dans la Seine. De nature misanthrope, ce séjour de rétablissement va lui permettre d’évoluer socialement et d’accepter des inconnus !
de: J. Becker
avec : G. Lanvin ( Pierre ) – D. Guichard ( Serge ) – F. Testot ( Maxime ) – J-P. Darroussin
violence : un peu - humour : beaucoup - salle : 10% de la salle - tarif :8.90€
Côte d’amour : 3+
Commentaires:
Concentré en une durée de film, le rétablissement va à vitesse grand V. Sa brièveté n’a donc rien d’une série d’ « Urgences » ! Encore moins réaliste est l’effet hall de gare, du couloir où se situe la chambre du héros malgré lui à celle-ci. Les interventions médicales post-opératoires sont, en revanche, crédibles, à l’instar, par exemple, de la découpe délicate du plâtre, dont le retrait est immédiatement douloureux. Le souffrant, incarné par le jeu mûri de Lanvin, est remarquablement interprété par notre dinosaure du cinéma français entre consentement et grincement de dents étouffé. Il voit passer, avec résignation, dans sa modeste chambre de malade, tout ce qui compose la vie propre à l’hôpital. Mais le film n’est pas un documentaire télévisuel. L’histoire s’ancre dans un univers social et plutôt hétéroclite qui correspond à ce qu’un homme lambda peut connaître d’imprévisible et de prévisible, de surprenant et de fastidieux. Surtout, le réalisateur évite l’écueil de l’incarcération déguisée ou des risques de maladies nosocomiales qui auraient fortement compromis la comédie. Au contraire, Becker excelle dans les dialogues très croustillants qui, inévitablement, provoquent le rire, surgissant comme effets implacables de rapports pertinents. Les paroles amusantes, naissant du comique de situation, représentent donc la force principale du film, juste dosée dans un univers social plausible, mais minorée par l’absence d’une véritable intrigue policière : le film aurait pu être l’occasion d’en développer une, sans s’écorner dans une misérable histoire de chat à secourir !
Réalisation : 3+ Interprétation : 3+
Scénario : 3- Affiche : 4-
Dialogues : 5 Décor : 3+
Montage : 3+ Photo : 3+
Son : 3+ Musique : 3
Costumes : 3+ Effets spéciaux : HC