Film n°1146: Lucy

Publié le par egeay

FILM n°1146                                                LUCY                                                 

 le 06/09/14                                             Lucidité : 0% !› 

  USA/FRANCE                                          š                                

  Science-fiction

  BUXEROLLES – Méga CGR         

Histoire:

Prise malgré elle dans un trafic de capsules de CPH 4, Lucy va connaître, après des coups portés sur son abdomen, l’éclatement des capsules conquérant son cerveau : celui-ci va passer de 10 à 100% d’aptitudes !

 de: L. Besson  

avec : S. Johansson ( Lucy ) – M. Freeman ( Pr Norman )  – M-S. Choi ( M. Jang ) – A. Waked

violence :  beaucoup     -   š    humour :   aucun    -š   salle :  15% de la salle š -   tarif :8.90€ 

                                                      Côte d’amour : 4-

 

Commentaires:

Cela peut paraître bien paradoxal de créditer un film avec une cote d’amour remarquable ( 4/5 ) alors qu’il accuse une grosse faiblesse dans son synopsis. C’est que dans la manière, Besson a sorti son grand jeu et nous revient en forme : étalage de gros bras chapeautés par un vrai chef qui prend, aujourd’hui, des airs asiatiques ( et oui ! la richesse pécuniaire, se payant l’intellect occidental, se trouverait actuellement du côté du Soleil Levant ! ), scènes de massacres inspirées, une héroïne- incarnée par une valeur sûre -qui n’a pas le choix et décuple ses forces, des effets spéciaux soignés, du rythme à gogo et haletant ne nous laissant guère le temps de faire fonctionner nos neurones…Et c’est justement sur ce talon d’Achille, que notre fier réalisateur accuse une faiblesse. Ainsi le paradoxe du film n’est pas à trouver du côté de la forme, mais du fond ! Certes pour attirer le spectateur par une séduction populaire, nous ressortons l’opinion commune et admise sans + d’examen rationnel que l’être humain n’utilise que 10% de ses capacités depuis des millions d’années d’évolution. Or ce postulat à la base du film est paradoxal dans la mesure où nous l’émettrions avec justement 10% de notre capacité cérébrale. Le jugement est aussi erroné que sa provenance cérébrale que l’on ne peut ainsi admettre et recevoir. Le jugement ne se base pas non plus dans le long métrage sur des outils et critères de mesure, laissant place à un délirium plutôt qu’à une investigation et corroboration scientifiques, et encore moins à une réflexion philosophique aboutie qui aurait étouffé dans l’œuf son film. Le cercle efficient peut paraître beau et intelligent :  comme « Lucy » notre aïeule, seul un être humain de genre féminin pourrait évoluer et engendrer sa liberté d’évolution, la nouvelle « Lucy » incarnée par Johansson, justement par le fait que celle-ci, parvenue à un statut divin, permet cette liberté à l’ancienne Lucy ! ( scène hautement symbolique et reprise de Michel-Ange des 2 doigts qui s’effleurent ) Or, même dans cette destinée qui se voulait philosophique, mais qui ne parvient pas à la véritable réflexion paradoxale, une faiblesse ne permet pas de la défendre : parvenir à exploiter au mieux notre cerveau ne nous permet pas de penser que nous serions à l’égal du divin, ni même de l’angélique !

 

Réalisation : 4-                         Interprétation :      4                                   

Scénario :     2+                        Affiche :              2-

Dialogues :   3+                        Décor:                3+                         

Montage :    4                          Photo :                 5                          

Son :           3+                        Effets spéciaux :  4

Costumes :   4-                         Musique :             3+                         

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Publié dans ciné

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