Film n°1113: Piégé

Publié le par egeay

FILM n°1113                                        PIEGE                                                                   

                                               Un autre aspect de la guerre

›le 21/01/14

  FRANCE/ITALIE                              š                          

  Drame

  BUXEROLLES – Méga CGR                                    

Histoire : Après avoir survécu à une attaque éclair en Afghanistan, le sergent Denis Quillard se retrouve le pied sur une mine russe à double détente. En plein désert, il doit tenir et surtout échapper à l’ennemi qui viendra…

 de: Y. Saillet

avec : P. Elbé ( D. Quillard ) –L. Lucas ( Murat )–A. Henriet ( Pastres )–O. Younouss 

violence :    beaucoup    - š    humour :  aucun   - š   salle : seul dans la salle š-   tarif :8.90€ 

                                                      Côte d’amour : 3

Commentaires:

Traitement bien singulier de la guerre, « Piégé » présente une unicité dans la façon de s’éterniser sur un problème crucial de vie ou de mort. Jusque là, nous connaissions médiatiquement le destin morbide et cruel de la petite colombienne Omayra Sanchez coincée dans la boue d’un volcan éruptif Nevada del Ruiz en 1985 et agonisante. Elle ne pouvait plus s’en sortir, alors que notre sergent, bien que bloqué aussi, le peut par un pourcentage plus élevé de survie. Mais l’agonie est plus mentale. Il est exposé à tout snipper. Il lui manque le poids d’un autre corps qu’il finira par trouver. Mais le fait de rester cambré même pendant la nuit relève de l’héroïsme. Certes, nous pouvons vite être très découragé par cette attente lancinante d’un recours improbable ; et d’ailleurs les westerns, spaghetti ou non, qui avaient abordé l’agonie d’un gars paralysé dans le sol, la tête seule au dessus de la terre en plein désert, ne faisaient jamais lanciner leurs victimes toutes condamnées et désignées. La scène ne durait guère. Ici, tout le long métrage s’y fonde et s’y développe : c’est l’originalité même de ce film passé relativement inaperçu. C’est d’autant plus original que le réalisateur n‘utilise pas les poncifs habituels et usuels : scorpions au niveau d’une tête à peine émergée ou serpent à lunettes chatouillant les naseaux. Le suspens efface la staticité, mais les acteurs n’évitent pas une certaine prévisibilité liée à un manque de naturel pour des scènes réfléchies. Leur manque de solidarité pour certains intérêts calculateurs et égoïstes laissent songeur. Solitude d’un sergent qui s’en tire ( trop ) bien !!

 

Réalisation : 3                          Interprétation :  3+                        

Scénario :    2+                         Dialogues :   4-                        

Décor :        3                           Affiche :         4

Montage :    2                          Photo :            4-                         

Son :            3+                        Effets spéciaux : HC

Costumes :   3                          Musique :             3                           

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Publié dans ciné

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